mercredi 26 avril 2017

Lecture, urbex, zombies et raviolis - la suite de la suite (mais qui en fait se passe aussi surtout avant la première suite, un peu en même temps, et en partie après, bref, c'est le bazar)

[Pause-lecture] Resident Evil, tome 5 : Némésis, de S. D. Perry (Resident Evil : Nemesis, 2000)





Zombies, armes biologiques et animaux mutants : après tout ce qu'elle a traversé, Jill Valentine est prête à quitter Raccoon City et ne jamais revenir. Mais la Corporation Umbrella n'ira nulle part... encore. Les preuves de leurs expérimentations génétiques existent toujours et doivent être récupérées - ou détruites - avant d'incriminer l'organisation. Tandis qu'un virus mutagène se répand à travers la ville, une équipe de mercenaires fait son entrée accompagnée d'une créature mortelle. 
Son nom de code : Némésis.
Sa mission : traquer Jill.
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" Une seule balle dans la tempe droite, et le zombie s'écroula dans une mare de fluides fétides. Il était déjà dans un état de putréfaction prononcée - les yeux voilés de cataracte, la peau gris-vert glissant de ses os amollis, Jill respira par la bouche tandis qu'elle l'enjambait, prenant garde d'éviter tout contact avec lui. "

   Origine : Etats-Unis
   Traduction : Gabrielle Brodhy (2015)
   Edition : Milady (2015)



Je ne vous cache plus mon amour pour Resident Evil (d'ailleurs, je ne sais pas combien de fois je vous ai déjà dit ça, mais ça commence à faire beaucoup, il faudrait tenir des comptes... Quelqu'un a un stylo ? ) et tout particulièrement pour le troisième opus, Nemesis, aka Last Escape ou rasuto esukēpu dans la langue de Hard Gay. Celui-ci, c'est mon petit chouchou, mon préféré je crois avec le quatrième (en sachant que je n'ai pas encore touché à Code Veronica ni à Revelations 2), l'aspect fanservice n'y étant sans doute pas étranger. Je me devais donc, dans le cadre de ma mission divine de lecture et de chroniquage des novellisations de la série, de m'attaquer à son adaptation littéraire par SD Perry, comme je l”avais déjà fait par le passé pour le premier et le second opus de la licence ! 

Et donc voilà, tome 5 de la saga littéraire (oui parce qu'une fois de plus, j'ai sauté le précédent, le 4, encore une histoire originale qui ne me disait franchement rien) dans lequel on retrouve notre Jiru Balentain préférée qui fait de l'urbex poursuivie par un mutant géant en imper, avec Carlos son pote mercenaire hispanique, tandis qu'un ancien tueur soviétique, un pote à Carlos, fout le bazar un peu partout dans la ville. C'est très résumé, mais globalement, c'est ça. 

Cette bonne vieille Jill (Jiru Barentain pour les intimes ou ceux
que ça fait marrer) se retrouve une fois de plus en bien mauvaise posture,
face à cette horreur (mais sympa quand même) de Némésis
En fait, je ne vais pas trop m'étendre sur ce tome, contrairement aux deux précédents que j'ai chroniqués, parce que finalement, mon avis est assez similaire à celui que j'avais eu de La Cité des Morts - du coup, il risquerait d'y avoir redite. En gros, c'est assez fidèle au jeu, tout en sachant prendre des libertés là où il faut, même si on retrouve encore une fois ce principe un peu lourdingue des «descriptions à la fois trop vagues et trop précises qui ne parleront qu'aux fans» que j'avais déjà évoqué. 
Même chose pour les deux-trois énigmes du jeu intégrées au récit, qui semblent ici faire vraiment tache... Je m'en plaignais déjà pour La Cité des Morts, mais disons que le cadre du commissariat - càd lieu unique et dont l'architecture un peu loufoque, «miroir» du Manoir Spencer en quelque sorte, faisait partie intégrante de son adn - permettait de justifier plus ou moins ce parti-pris. Tandis qu'ici, ça passe beaucoup plus difficilement, n'étant pas vraiment adapté ni au rythme, ni à la narration, ni au cadre de l'histoire... Il est d'ailleurs amusant de noter que même Jill et Carlos semblent être bassinés par ces énigmes invraisemblables sorties de nulle part - et comme je les comprends ! Un élément du jeu, qui fonctionne certes peut-être très bien en jeu, justement, mais qu'il aurait donc sans doute mieux valu soit retirer, soit introduire différemment, soit carrément modifier pour qu'il soit véritablement bien intégré au récit...

Autre point qui a ses avantages et ses petits défauts, et qui fait la marque de la saga littéraire : les différents points de vue. En gros, chaque personnage un tant soit peu important dans l”intrigue, qu'il soit l'un des protagonistes principaux, plus secondaire, ou bien antagoniste, verra la narration adopter son point de vue, de manière régulière ou occasionnelle selon son importance - ici donc, Jill, Carlos et Nikolaï pour les principaux. Dans le tome 1, je les trouvais assez mal gérés (trop rapides notamment) bien qu'intéressants, dans le tome 3, beaucoup mieux foutus, à tel point que je n'avais pas trouvé grand-chose à y redire, et dans ce tome 5, c'est kif-kif bourricot. Autant je trouve le suivi du parcours de Nikolaï très intéressant, notamment parce qu”il change un peu de ce qu'on connaît, et que c'est un sacré bad guy à l'ancienne comme on en fait plus, autant celui de Carlos me laisse plus dubitatif... 
En fait, ce qui me gêne surtout, c'est son traitement et son temps de présence, SD Perry le rend tout beau, tout gentil, tout propre, qui se bat pour le bien, la justice et tout, même qu'en plus il est trop fort (je caricature), là où sa version in-game était plus nuancée, en étant plus volontairement insupportable déjà. On avait déjà eu droit un peu à ce coup-là par le passé de la part de l'auteure avec Chris, mais ici des fois, même si ça reste raisonnable, faut pas trop exagérer non plus, ça donne vraiment un aspect «fangirl» à la manière dont est écrit le personnage, chose que j”ai jamais vraiment aimée dans quelque oeuvre que ce soit. Et puis surtout, il «fait de l”ombre» à Jill, je veux bien qu'ils soient importants tous les deux dans l'histoire, mais Carlos monopolise presque la moitié - voire plus ? à vérifier... - du temps d'antenne, réduisant drastiquement celui de Jill, qui en paraît presque effacée en comparaison, alors que, bourdel, c'est elle l'héroïne !

Mis à part ce point (qui reste somme toute assez important) on reste sur les mêmes sentiers que les novellisations précédentes : écriture pas exceptionnelle mais efficace, rythme assez rapide, action, combats musclés contre le Némésis (le dernier m'a semblé par contre peut-être un poil facile et rapide), complots, monstres et expériences douteuses, bref, vous avez compris. 


Une nouvelle adaptation qui encore une fois sans être extraordinaire fait le job, assez plaisant à lire, tout à fait dans la veine des deux précédentes adaptations. Quelque peu mitigé sur certains points, notamment l'intégration des énigmes et le traitement du personnage de Carlos ainsi que son temps de présence, à côté duquel Jill paraît presque effacé. Un tome pour moi en deçà de La Cité des Morts, mais qui remplit néanmoins honnêtement son contrat.


mardi 25 avril 2017

[Post-it 16] Les trois ans du beulogue

De l'art (et du cochon) d'effectuer un retour discret pour souhaiter encore une fois un anniversaire en retard.


Je sais que je suis à la bourre David, mais pas la peine de me faire ce yeux-là... :-/

J'ai essayé. Sincèrement, j”ai essayé. Je me suis motivé, plusieurs fois, je me suis dit « allez mon pépère (oui parce que des fois, je m'appelle moi-même «mon pépère» (pas de commentaires là-dessus, je vous prie)) quand faut y aller, faut y aller ! » mais malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi. Vous l'aurez constaté par vous-mêmes, d'ailleurs, que vous soyez un visiteur régulier (il y en a ?), occasionnel, ou un simple passant. Et oui, pour ceux qui n'auraient pas compris, les braves, je parle bien de l'inactivité par ici. Oui, encore. Manque de temps, de motivation, d'envie, de temps, de trucs à dire, de temps, bref, manque de pas mal de trucs, et surtout de temps. Je me doutais bien que je n'allais pas réussir à retrouver le rythme de mes débuts en claquant des doigts, mais là, quand même, quand je vois à quel point la poussière s'est accumulée ici, je me dis que quand même, je ferais bien de sortir l'aspirateur en vitesse ! (c'est une métaphore)


Du coup, je ne promets rien cette fois, pour le futur d'ici, ça ira comme ça ira, et on fera avec, même si j'aimerais bien pouvoir me remettre à chatouiller du clavier pour le beulogue de temps en temps, parce que ça me manque beaucoup quand même. Et puis toutes ces notes, toutes ces chroniques inachevées qui traînent dans les tiroirs, si je ne les sors pas d”ici quelques temps, elles sont bien foutues de développer une forme d'existence propre et de se reproduire en vue d'envahir le monde... Et ça, ce serait pas cool !


Bref, on s'en fout, on est pas là pour se plaindre et parler de ça aujourd'hui, non, on est là pour ...

...fêter le troisième anniversaire du beulogue ! Yeah !


... avec deux mois de retard, ça va, je sais. Chut.

L'année dernière, il me semble qu'on avait rien fait pour les deux ans (j'avais commencé à préparer un gâteau, mais il a fini par moisir dans le frigo après seulement trois mois, et vu que ça a fini par s'étendre à toute la cuisine pour développer un mini-écosystème avec des insectes dégueu et tout comme dans Nausicaä, j”ai préféré laisser tomber) il est donc temps de se rattraper cette fois-ci !

Pas de bilan pour le coup, vu le manque d'activité ces derniers mois années siècles temps, ça n'aurait pas beaucoup de sens. A moins que ça vous intéresse vraiment... Qu'est-ce que vous en pensez ?

C'est bien ce qu”il me semblait...

Bon ben du coup tant pis. Pour le gâteau donc, c'est mort, le bilan, sans intérêt, du coup je peux vous proposer un concours de cailloux. C'est pas franchement formidable, mais ça peut toujours être sympa, histoire de marquer le coup. 

Après, je disais juste ça comme ça moi.

Ben, vous êtes bien gentil mais j'ai pas trop d'idées moi en fait. Je m'en suis rappelé il y a seulement quelques jours, du coup je n'ai rien prévu... Mais si c'est niet pour le concours de cailloux, pour le gâteau, pour le bilan, qu'est-ce qu'il nous reste finalement ? Un duel d'énigmes ?

...

Oui, non, d'accord, pas un duel d'énigmes. De toute façon, je le savais que c'était pourri comme idée. Ou alors...

...

Bon, ça va, j'ai compris, vous avez gagné. Vous voulez faire une fête, c'est ça ? Hé ben allez, c'est parti, on va faire ça... 

Ouais 'fin bon, criez pas victoire trop vite les gars...

Mais je vous préviens, pas de bazar, pas comme la dernière fois ! Si vous cassez des trucs, si vous libérez les grands anciens de la cave, ou si vous foutez de la bouffe partout, c'est vous qui nettoyez cette fois-ci ! Et juste pour vous signaler, ce sera vraiment avec les moyens du bord, la cuisine est inaccessible à cause de la fukai et des omus qui s'y sont développés, la cave est verrouillée, et le garde-manger est vide, du coup ce sera carottes-mayo et limonade pour tout le monde. Pas de souci, j'espère ?

C'est bon, pas la peine d'en rajouter...

Bon ben dans ce cas, allez-y, faites-vous plaize' ! 

Et attention aux tapis cette fois ! 

Ahlàlà, leur enthousiasme fait plaisir à voir... Mais devinez qui va devoir tout ranger, comme d'habitude... Bibi bien sûr... Enfin bref, trêve de bavardage, aujourd'hui, on s'enjaille !


Allez, bon anniversaire à toi, Deadly Dull, et bon courage pour les trois nouvelles années à venir - et celles d'après ! Et bien sûr, je compte sur vous, chers lecteurs, réguliers, occasionnels ou de passage, pour être toujours fidèles au poste ! 

Merci François Rollin, on peut toujours compter sur toi pour conclure en beauté ! :)



lundi 31 octobre 2016

(B)reinedead

(on remarquera que cette chronique, après tant de mois de rien, sort pile pour Halloween... si ça c'est pas de la coïncidence ! )

[Pause-lecture] Victoria, Reine et tueuse de Démons, de A. E. Moorat (Queen Victoria : Demon Hunter, 2009) 


Londres, 1838. 
La Reine Victoria est couronnée : elle reçoit l'orbe, le sceptre, et un arsenal d'armes destiné à pourfendre les démons ! Car au palais de Kensington, il y a de nombreux domestiques pour les tâches les plus ingrates, mais il incombe au souverain d'éliminer les engeances des enfers...
Bienvenue dans l'ère victorienne !
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"À une heure avancée de la nuit, alors qu’il contemplait Perkins, son serviteur, en train de manger son chien, Quimby, l’air sombre, se mit à réfléchir aux événements inhabituels survenus dans la soirée. "

   Origine : Royaume-Uni
   Traduction : Carine Roulet (2011)
   Edition : Eclipse (2011)


Victoria. Tueuse. De. Démons. En costume de sacre, avec des armes trop classes et tout plein de têtes décapitées.

Shut up and take my money ! 

Comme beaucoup je suppose (peut-être même comme vous, qui sait ?), j'ai été fortement interpellé par le titre et la couverture lorsque je suis tombé un peu par hasard sur ce livre dans un étal de bouquiniste, alors que j'étais simplement venu à la base pour .... et allez, voilà qu'il nous raconte encore sa vie ... bref, difficile de ne pas étre titillé par un visuel pareil, d'autant que de manière générale, le concept de fantasy/fantastique historique (ce n'est pas tout à fait ça, mais vous saisissez l'idée) m'intéresse énormément. D'autant plus que la thématique zombies/démons impliquait un ton décalé série B assumé, donc une bonne petite lecture décomplexée et pas prise de tête, peut-être même fendarde, bref un machin à des lieues de mes lectures habituelles, en perspective. 
Et en fin de compte, même si c'était un poil différent et en deçà de mes attentes, c'est bel et bien ce que j'ai eu. n'est-ce pas Les Mystères de Saint-Petersbourg (non, je n'arrêterai pas avec celui-ci)

Oui, je spouale la fin de ma chronique dès le début. Oui, je le sais. Oui, je m'en fous. C'est chez moi ici, je fais ce que je veux. Au moins, comme ça, pas de malentendus entre nous, et puis si jamais ça vous saoule, ça vous permet d'arrêter la lecture à tout moment, et ce en commençant tout de même dans les grandes lignes le verdict final. C'est plus pratique comme ça, non ? 

Bon, maintenant que ce mystère a été éclairci, je pense que nous pouvons revenir à des choses plus triviales. 

La couverture reprend ce tableau bien
connu de la reine en costume de sacre
Comme vous avez pu vous en douter au vu du titre, de la couverture, et du petit résumé, le roman met donc en scène cette bonne vieille Victoria (enfin, jeune dans le cas présent) à peine couronnée, et déjà bien occupée...  À l'époque où Elizabeth Bennett poutrait du zombie grâce à ses skills de ninja, et bien avant qu'Abraham Lincoln ne se mette à la chasse aux vampires, la jeune reine avait elle aussi bien des ennuis dans son royaume avec les forces des ténèbres... car ce ne sont rien de moins que des démons venus tout droit des Enfers, qu'elle doit affronter ! Un sombre complot s'ourdit en effet en plein coeur de l'Angleterre, visant à placer les descendants de Baal sur le trône ...
C'est ainsi l'occasion de revisiter les première années de l'ère victorienne sous un angle un peu inédit - et tellement jouissif ! Les lycanthropes déguisés en valets - perruqués et poudrés, s'il vous plaît ! - les prostituées et parlementaires zombies, les armées de petits ramoneurs possédés, se mêlent joyeusement - le plus souvent avec force et fracas - aux grandes figures de l'époque que l'on est amené à croiser au fil des chapitres. De ce côté là, le mélange fonctionne parfaitement, d'autant qu'il est fait avec suffisamment de décalage et de dérision, mais toujours maîtrisé, pour éviter de somber dans le gros n'importe quoi, ou au contraire dans le "trop au sérieux". Et ça, mine de rien, c'est un très bon point. 

J'ai pourtant eu un peu peur au début de ce côté-là, je vous l'avoue, car à un moment, les chapitres de Victoria s'orientaient un peu trop vers son amourette sa relation avec le Prince Albert, et très honnêtement ... Je n'en avais pas grand-chose à faire. En soi, ce n'est pas une mauvaise chose - d'autant que ça représente une part très importante et de la vie de la reine, et de l'intrigue - mais ça empiète à mes yeux un peu trop sur l'aspect guerre contre les démons, côté Victoria. Et puis du coup, elle ne commence à véritablement poutrer du démon que vers la moitié-les deux tiers de l'histoire. Petite déception de ce côté-là, car pour une oeuvre qui s'appelle "Victoria, tueuse de démons", la Victoria, elle n'en chasse pas tellement au final.

Le dieu-démon Baal, dont les descendants
cherchent à asseoir leur domination sur le monde ...
Fort heureusement, il y a Quimby. Le seul, l'unique, le grand Quimby. Qui à lui tout seul représente environ les deux tiers du fun de l'histoire. Pour faire simple, disons que c'est une espèce de noble pervers, légèrement malhonnête sur les bords, et plutôt porté sur la nécromancie... Il forme avec son serviteur Perkins, tout aussi dépravé que le maître - et accessoirement changé en zombie suite à un malheureux concours de circonstances - un drôle de duo auquel j'ai curieusement fini par m'attacher à la suite de toutes ces mésaventures à base de chantage zombies, possédés, et rats sauvages dans lesquelles ils se retrouvent embarqués... Le contraste très amusant entre le caractère immoral des deux hommes et leur attitude exagérément guindée propre à la haute société a dû également beaucoup jouer sur ce ressenti. J'ai été surpris tout de même de voir qu'ils étaient aussi présents, mais leur présence permet d'alléger grandement le ton du récit, en apportant beaucoup d'humour au récit. Bon, pas toujours très fin hélas, ça tourne souvent autour de la ceinture, avant comme arrière, si vous voyez ce que je veux dire ... *clind'oeilclind'oeil* (bons dieux que je suis ridicule...)

Par ailleurs, les autres personnages tiennent bien la route, entre la badass Maggie Brown, mentor et protectrice de la reine, le bienveillant et attachant Lord Melbourne, Premier Ministre du Royaume, et le détestable sir John Conroy, odieux manipulateur de l'ombre ... L'intrigue offre de nombreux rebondissements, et nous entraîne dans une aventure haute en couleurs, nous faisant visiter les Palais de Kensington et Buckingham, les fameux clubs de gentlemen de Londres, la Chambre des Lords, les bas-fonds de la ville, sans oublier bien sûr, détour obligé par les asiles glauques de l'époque... Le tout avec moultes scènes d'action, bien riches en hémoglobine, des combats effrennés contre des hordes de revenants ou de lycanthropes, des duels à l'arc, à l'épée, ou encore à l'aide d'armes plus... inédites... Bref, les décors et situations sont assez variés, nous offrant un bel aperçu du Londres de l'époque victorienne, mais version histoire d'horreur-série B... 
Sinon, rien d'exceptionnel dans la plume et la narration, mais le tout est suffisamment maîtrisé pour que ça se lise facilement et rapidement, sans prise de tête, en gardant un bon rythme du début à la fin. Peut-être un peu trop survolé par moments: quelques descriptions, et développements supplémentaires n'auraient pas été de trop, notamment du côté de Victoria et des démons, pour pousser le concept un peu plus loin, d'autant que certains éléments restent encore en suspens à la fin ... 


Bref, un bon petit roman d'horreur historique au ton décalé un peu série B parfaitement assumé, qui offre sans prétention ce qu'il promet, avec un concept qui méritait toutefois d'être poussé un peu plus loin. La partie romantique côté Victoria empiète malheureusement un peu trop sur d'autres développements, et l'humour souvent coïto-scato est loin d'être toujours très fin; cependant rien qui vienne gâcher outre mesure la lecture. Rien d'inoubliable dans ce "Victoria, reine et tueuse de démons" finalement, mais ça reste très plaisant , jouissif même, comme défouloir littéraire, pour passer le temps entre deux lectures moins légères. 

Victoria se doutait-elle que, quelques décennies plus tard, une nouvelle catastrophe s'abattrait sur son royaume ?
(The new adventures of Queen Victoria, par Pab Sungenis - allez voir, c'est rigolo.)

jeudi 21 avril 2016

Retour inespéré des chroniques avec le Silmarillion

[Pause-lecture] Le Silmarillion, de il maestro J.R.R. Tolkien, édition assemblée et préfacée par Christopher Tolkien

Coucou Gandalf et Monsieur le Balrog ! On est contents de
vous voir, mais... qu'est-ce que vous faites ici au juste ?

Les Premiers Jours du Monde étaient à peine passés quand Fëanor, le plus doué des Elfes, créa les trois Silmarils. Ces bijoux renfermaient la Lumière des Deux Arbres de Valinor. Morgoth, le premier Prince de la Nuit, était encore sur la Terre du Milieu, et il fut fâché d'apprendre que la Lumière allait se perpétuer. Alors il enleva les Silmarils, les fit sertir dans son diadème et garder dans la forteresse d'Angband. Les Elfes prirent les armes pour reprendre les joyaux et ce fut la première de toutes les guerres. Longtemps, longtemps après, lors de la Guerre de l'Anneau, Elrond et Galadriel en parlaient encore.

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Titre original: The Silmarillion (compilé et édité en 1977)
Origine: Angleterre
Traduit par Pierre Alien (1978)
Edition: Pocket - Collection SF/Fantasy (1984)




Lire du Tolkien, c'est toujours un petit événement pour moi. C'est clairement le genre de lectures que je décide à l'avance, histoire de bien me préparer, mentalement et physiquement, à replonger dans son oeuvre. Parce que pour moi, on ne lit pas Tolkien comme on lirait n'importe quoi  : c'est quelque chose qui doit se faire dans de bonnes dispositions, tranquillement installé dans un jardin, à l'ombre d'un vieux chêne millénaire (parce que quand même, c'est la classe) ou au calme chez soi, avec une douce lumière chaude, une bonne tasse de thé ou de chocolat à portée de main, et une pipe au bec (éteinte, c'est meilleur pour la santé) . 

Une fois ces conditions remplies, enfin on peut s'ateler à la lecture de l'ouvrage, et s'immerger enfin à nouveau en Terre du Milieu. Car c'est seulement bien installé et la pensée claire que l'on peut ressentir toute la force de l'oeuvre du maître, le souffle des âges, la tempête des batailles, la beauté de ces lieux d'un temps perdu, le déchaînement des passions causant peu à peu la ruine de cet univers, mais qui en même temps ne font que le magnifier... Et le Silmarillion, c'est ce récit, inachevé mais puissant, terrible mais grandiose, c'est l'histoire tragique d'un monde fait pour la beauté mais qui court indéniablement vers sa perte.  

Alors, certes, en lisant le Silmarillion, on découvre la genèse du monde d'Arda, on apprend qui est réellement Sauron, on réalise enfin quel est le destin tragique des Elfes, et que la Terre du Milieu n'est finalement que l'ombre de ce qu'elle fut par le passé; c'est l'occasion de faire connaissance avec le terrible Morgoth, les Valar, les Silmarilli, leur créateur Fëanor et ses descendants, et toute une foule d'autre personnalités des premiers Âges dont quelques figures bien connues (au hasard, une certaine Galadriel et un certain Elrond...) ; et donc, ne serait-ce que d'un point de vue informatif et culturel, c'est un livre intéressant et incontournable, notamment parce qu'il est la fusion parfaite des inspirations - nordiques notamment - et de l'imagination de son auteur. Mais c'est aussi tellement plus que ça : c'est la porte ouverte à toute une mythologie riche qui en appelle à notre propre passé, c'est une galerie de portraits présentant toutes les vertus et les vices du genre humain, mais surtout, c'est tout un ensemble d'histoires magnifiques, de destins croisés qui viennent former cette immense tapisserie qu'est le Silmarillion.

Fingolfin's Challenge to Morgoth, par cet autre grand bonhomme qu'est John Howe.
(Parce que quand même, il faut bien égayer un peu avec de belles images.)

J'ai toujours énormément de mal à parler de Tolkien en fait, et surtout de ce Silmarillion ; difficile en effet de ne pas redire une énième fois ce qui a été déjà dit un bon trouzemilliards de fois par d'autres lecteurs, oui c'est un récit dense, pas forcément évident à lire, notamment au début, qui demande donc de l'implication, et oui, pour peu qu'on s'intéresse un peu à son univers et son oeuvre, le jeu en vaut largement la chandelle. Mais tout cela n'est finalement pas grand-chose, j'ai un peu l'impression en écrivant cela d'avoir affaire à des considérations techniques, qui ne permettent pas d'appréhender ce qu'est réellement l'oeuvre et de rendre justice à son auteur. Et je ne sais pas trop quoi écrire en fin de compte, parce que j'ai toujours beaucoup de mal à trouver les mots pour parler de ce bon vieux professeur, de toute l'admiration et le respect que j'ai pour ce grand monsieur, de tout ce qu'il m'a fait vivre et ressentir. Tout ça est dans mon coeur et mon esprit, mais pour le coucher sur papier, bonjour la misère... 

Donc au final, cette chronique ne ressemble pas à grand-chose, je ne sais pas quoi dire, on y apprend rien, il n'y a même pas d'humour ni le côté râleur habituel pour étayer tout ça, bref c'est bien pauvre pour un machin qui arrive 6 mois après le dernier "vrai" article, vous m'en voyez désolé. Disons que tout ça, ce sera pour la suite, et que là, c'était une petite pause "saute d'humeur" sur un livre avant la reprise d'un rythme plus régulier...


Bon allez, sur ce, je retourne hiberner pour six mois ! A la prochaine les cocos !

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J'ai longtemps hésité à le faire, mais finalement, je fais concourir cette simili-"chronique" 
au challenge viking, au vu des nombreuses inspirations nordiques de l'univers, et donc de l'oeuvre.

samedi 6 février 2016

Bilan mastoc : retour en scène, Avignon, râpes à fromage et chocolat. [édition 05]

Note: cet article n'est pas sponsorisé par Kellogs.

Non, je ne suis pas en retard! 


........ Enfin si, mais bon. Pas tant que ça quand même, non? Allons, allons! (clin d'oeil complice) C'est pas comme si nous étions déjà en février 2016, n'est-ce pas! AH AH AH ah ah.... ah? On me hurle dans l'oreillette que si, en fait... Mais heu... Comment c'est possible un truc pareil? La dernière fois, on était en septembre, j'avais publié 2-3 chroniques à mon retour de vacances, je m'apprêtais à sortir un nouveau bilan histoire de faire en sorte que la rentrée ressemble à quelque chose, et là d'un seul coup, paf! on est déjà en février? Il y a comme un micmac dans les chocapics, si vous me permettez l'expression. Ce qui est d'autant plus troublant que je ne mange plus de chocapics depuis belle lurette; de toute manière du temps où je mangeais encore des céréales au petit-déjeuner, je préférais largement les Trésors, vous savez, celles qu'on nous présente dans cette série de pubs absolument traumatisantes dans laquelle de pauvres morceaux de chocolat sans défense sont sauvagement génocidés et dévorés sans pitié par ces horribles céréales en forme de taie d'oreiller (non, sérieusement, c'est sensé ressembler à quoi, ces machins?) ... Bon sang, quand j'en vois qui chouinent devant la mort de Leonardo dans Titanic (spoil: le bateau coule à la fin) alors que personne ne réagit devant cet acte sanguinaire, ce massacre pur et simple d'être doux et innocents qui n'ont rien demandé à personne, je me dis que les gens ont vraiment un problème. Et après, ça vient râler contre l'exploitation animale... Je ne cherche même plus à comprendre.

Enfin, c'est bien gentil tout ça, mais ça ne me dit toujours pas où sont passés les 4 mois qui viennent de sauter sans que je ne m'en rende compte... Et je suppose que ce n'est pas vous, les râleurs, qui allez pouvoir me répondre... Ben voyons, je m'en doutais. Bon, pour tout vous dire, je ne sais pas trop non plus, donc je devrais éviter de faire mon malin (surtout qu'à tous les coups, ça doit encore être de ma faute) mais j'ai quand même quelque petite idée sur la question... A mon avis, voyez-vous, j'ai dû hiberner un poil trop longtemps, et de manière totalement imprévue. Après, quatre mois, ça me paraît quand même un peu beaucoup, et puis j'ai le sommeil léger, l'invasion de zombies du mois dernier m'aurait réveillé. Possible aussi qu'un truc ait cafouillé lorsque cet étrange docteur est venu me rendre visite à la Toussaint dans son vaisseau pas très réglo en forme de cabine téléphonique qui ne respectait même pas les lois de la physique... Je savais bien que j'aurais dû me méfier quand il m'a proposé de faire "une petite ballade" et qu'on s'est retrouvés attaqués par une armée de râpes à fromage mécaniques qui voulaient nous exterminer - mais cela en toute amitié, s'entend. 


Il faut un peu d'imagination, je vous l'accorde, mais avouez tout de même qu'il y a une légère ressemblance...   

A moins, mais ça me paraît assez improbable (ah ah) que cette absence prolongée ne soit le résultat de plusieurs facteurs, tels que: reprise des études, bien plus prenantes qu'escompté, déménagement d'une partie de la grotte à Lyon (mais pour vous, ça ne change pas grand-chose), forumite chronophage aigüe (maladie difficilement curable dont les symptômes se présentent comme une glandouille importante sur les forums, notamment un de bon aloi), respect des principes élémentaires de flemme et de procrastination couplés à un "léger" sentiment de démotivation. Tout ça, et d'autres trucs encore. Mais bon, je doute que ce soit la vraie raison, hein? Ah ah! Hein? Alors on va dire que c'est la faute aux politiciens et aux lobbys des réparateurs de lave-vaisselle qui font rien qu'à essayer de nous manipuler pour nous empêcher de faire notre bon vieux n'importe quoi comme on l'aime. Et ça, c'est pas très gentil. 

Dans tous les cas, on a assez perdu de temps comme ça, fini de palabrer, reprise des activités!
Donc voilà, je reprends Deadly Dull en main à partir de maintenant !

Et bons dieux, que j'en ai des machins à rattraper... Des trucs que je prévois depuis Mathusalem, des chroniques sur les bouquins que j'ai lus depuis un moment ou sur d'autres trucs encore, que sais-je, les bidules à venir, une petite refonte des lieux... Bref, va y'avoir du boulot, les cocos! 

Mais avant tout...


Quelles ont été ici les parutions de ces trois huit derniers mois ?


Pas grand-chose hélas entre septembre et février, comme vous le savez, ni en août à cause des vacances, mais je vous ai néanmoins proposé une demi-quatorzaine d'articles (un joli terme qui veut dire juste sept, au cas où certains n'auraient pas trop saisi) auquel on peut ajouter la petite annonce de départ en vacances, qui ne compte pas vraiment, sauf si vous voulez. Mais comme vous ne voulez pas - si, si, je vous assure - elle ne compte pas vraiment. Voilà.
On a surtout eu des ch'tites chroniques littéraires, encore une fois, avec:

Warcraft, tome 2: Le chef de la Rébellion, de Christie Golden (alias Lord of the Clans pour les intimes)
Les Annales du Disque-Monde, tome 33: Allez les Mages, de Terry Pratchett
Comme un Roman, de Daniel Pennac 

Je vous ai également à nouveau "rapidement" reparlé de japanimation, avec la série Ayakashi - Japanese Horror Classic et de bande-dessinée dans un nouvel opus des Avis Express!


Bon, au final, pour 2015, ça n'aura fait que 25 billets parus (dont certains très anecdotiques) contre une quarantaine l'année dernière, mais forcément, les quatre à six mois d'absence d'activité sur le beulogue n'ont pas beaucoup aidé.


Bon allez, si vous voulez comparer:


Bon, et sinon, c'est bien gentil les articles parus, mais alors qu'est-ce qui a bien pu m'occuper de si captivant dans la vraie vie de la réalité véritable pour que j'en vienne à tant délaisser le blog, vous demandez-vous certainement, des étoiles dans les yeux, scotchés à mes paroles tels de gentils petits Hobbits écoutant les histoires du vieux tonton Bilbo.

Par contre, je vous préviens de suite, mes histoires à moi sont nettement moins passionnantes...

Du coup, nous voici partis pour un petit bilan des trucs qui n'ont pas eu lieu sur Deadly Dull de juin à janvier compris. Dont le nouvel an par exemple, ce qui me chagrine beaucoup. Et moi qui avait prévu de faire un truc particulier pour l'occasion... Tant pis, on verra ça lors du deuxième anniversaire du beulogue le mois prochain. Mais en attendant...


Juillet-Août : Les vacances du misanthrope grincheux



J'avais dit la dernière fois que je reviendrais rapidement dessus... Bon, du coup comme je suis quelqu'un de sympa qui tient parfois toujours ses promesses, je vous en fait un petit compte-rendu express! Alors, bien entendu, c'était il y a un petit bout de temps, de fait ce sera assez rapide... Hé non, pas de journal détaillé de ma période de villégiature, même si ça vous aurait plu, je le sais, mais juste un petit mot sympathique en passant, agrémenté de quelques photographies de qualité heu... de qualité Deadly Dullesque. (Bien entendu, si certains se reconnaissent sur certaines d'entre elles et ne souhaitent pas être associés à ce blog débile afin d'ainsi éviter de devenir la risée des collègues au bureau, qu'ils n'hésitent pas à se manifester.)

Donc, cet été, pour la deuxième fois, je me suis rendu au bien connu festival d'Avignon! Pour les petites coccinelles qui ne connaîtraient pas, il s'agit d'un immense festival de théâtre qui a lieu - je vous le donne en mille - à Avignon (no shit, Sherlock!) ! Ainsi, pendant tout le mois de juillet, la vieille ville est envahie de spectacles - et de touristes - les rues s'emplissent d'affiches, de tracts, de comédiens, bref, c'est vraiment une super ambiance. On crève de chaud, il y a des gens partout, mais ça vaut vraiment le coup! Pour peu que vous soyez un peu féru de théâtre - ou même pas en fait, il y en a vraiment pour tous les goûts - ou qu'une ballade estivale dans la vieille ville vous tente, c'est un expérience unique à tenter au moins une fois dans sa vie! 


Certes, on y crève de chaud, mais la vieille ville est vraiment superbe !

Donc, pour cette deuxième fois, une bonne quinzaine de spectacles répartis sur cinq jours, soit une moyenne de 3 par jours, ce qui est plutôt pas mal! Même si comme d'habitude, je suis un peu frustré de n'avoir pas vu certains qui me tentaient par manque de temps, je suis tout de même plutôt satisfait du petit programme que je me suis fait, et avec les gens qui m'accompagnaient (un peu de famille et d'amis, rien de bien méchant donc) j'ai globalement passé une très bonne semaine! Oui, je dis bien globalement, car il y a quand même eu deux-trois couacs... Entre la grosse pièce ultra-décevante (pour rester sympa) dans la Cour du Palais des Papes, les horaires machiavéliques qui obligent à courir d'une salle à l'autre, poireauter trois heures ou font au contraire louper des spectacles potentiellement intéressants, et surtout, suuuuurtout, la chaleur infernale qui rendait impossible toute tentative de repos la nuit, vous faisait fondre en journée, pour finir par vous achever dans la soirée alors qu'il restait encore un ou deux spectacles à voir (les deux derniers jours ont été une torture à ce niveau-là, et je me demande même si je ne me suis pas endormi à un moment devant un spectacle dans une salle climatisée, tant j'étais crevé...) la semaine n'a pas toujours été facile à vivre... Mais disons que ça faisait partie de l'aventure, après tout, et le reste tenait suffisamment la barre pour faire oublier ces désagréments... Enfin, sauf la canicule, parce que moi, je suis un ermite du Nord, une région où on est habitués à la grisaille, au froid, à la pluie, et où dès qu'il fait plus de douze degrés, tout le monde se jette dans une chaise longue avec un Pulco dans une main et un éventail dans l'autre. Enfin, il paraît.  (pour le coup de l'éventail, je ne suis pas trop sûr à vrai dire; vu que je ne sors jamais, je ne me rends pas bien compte.)


Un superbe montage 'toshop réalisé par Jean-Louis le stagiaire.

Bref, encore une chouette édition, avec des artistes de rue tout partout, des distributeurs de tracts qui vous harcèlent gentiment dès qu'ils en ont l'occasion et redoublent d'inventivité pour vous donner envie d'aller voir leurs pièces, des bonnes spécialités dans les restaurants (bon, on tâchera juste d'oublier la petite feuille des dépenses totales arrivés au week-end), la majesté du Palais des Papes qui nous a dominés de sa hauteur tout au long de ces cinq jours, le charme des vieux quartiers et des petites ruelles, les petites curiosités aux quatre coins de la ville, et bien sûr, tout plein de représentations en tous genres! De la danse, de la comédie, de l'opérette, un one-man-show décalé sur la vie en entreprise qui aurait bien plus au paternel, de l'aventure à la Indiana Jones, de l'improvisation, des trucs mi-philosophiques mi-humoristiques et un peu cyniques, des trucs un peu moins rigolos... bref, de tout! Du Molière, du La Fontaine (avec un comédien qui nous a présenté dans la rue quelques-unes des fables, racontées de manière un peu particulières... une petite présentation "surprise" qui nous a bien plu!), un Philippe Caubère en grande forme à 65 balais, du Gogol, une superbe adaptation de L'Or de Blaise Cendrars, du Offenbach, et du Cyrano (qui manquait certes un peu d'épée, si je puis dire, mais quelle superbe scène du balcon!) histoire de terminer la semaine en beauté!

Et après cette petite semaine bien chargée, ce fut au tour de la montagne et de l'Italie du Nord de me supporter pour une bonne durée! Là, pas de commentaire (la montagne, ça ne se discute pas, ça se savoure) mais je vous laisse néanmoins avec quelques photos, parce quand même, les Alpes, c'est stylé. Avec un joli ciel bleu, vous noterez, qui sent bon la chaleur cuisante du sud. C'est sûr que ça change un peu de la grisaille qu'on a l'habitude d'avoir là-haut... 


 Merci Jean-Louis le stagiaire pour ce nouveau montage !

Septembre-Octobre : La saison des brocantes

Si elle débute véritablement en mai-juin pour faire une pause durant les congés d'été, avec la rentrée, on peut dire qu'elle connaît elle aussi une reprise: en septembre-octobre, c'est donc encore la saison des brocantes. Du coup, j'ai fait... les brocantes, c'est bien, vous suivez. Et si ça mérite d'être souligné, c'est parce que j'en ai ramené pléthore de trucs. Je crois même n'avoir pas pour l'instant fait d'achats plus prolifiques... 


Comme vous pouvez le constater, il y a masse de bouquins, ainsi qu'une PS2 : rien ne pourra donc désormaism'empêcher de jouer enfin à Silent Hill 2 ! Mouhéhéhé ! ...sauf peut-être l'absence d'un télé qui va avec...
Et je vous présente mes petits chouchous de ces journées prolifiques:


Non seulement ils sont trognons, et le Smaug a la classe, mais en plus c'est de l'artisanal ! Si c'est pas beau ça !


Décembre-Janvier : Mois ASoIaF


Bon, pas grand-chose en novembre, à part les cours et la Japan Touch (ce qui honnêtement, n'est déjà pas si mal) en revanche, à partir de fin novembre-début décembre, et jusqu'en janvier, a eu lieu ce que j'appellerai le mois A Song of Ice and Fire - certes un mois étendu, mais ça raccorde avec le thème des saisons déréglées qui durent des décennies, donc ça va. Parce qu'à cette période, je me suis complètement replongé dans Game of Thrones, dont je n'avais alors vu que la première saison voilà des années. Je me suis enfilé les quatre saisons suivantes quasiment d'un seul coup, en dix jours à deux semaines maxi, et puis j'en ai profité pour enchaîner sur les deux premiers tomes (les "vrais" tomes "intégrales", pas les petits avec le découpage douteux de J'ai Lu) - et accessoirement revoir une partie de la série, dont la première saison, rien que pour les aventures de Sean Bean/Ned Stark et de ce bon vieux King Robert "You got fat" Baratheon. Et parce que je me suis complètement (re)plongé dans cet univers, que je trouve passionnant, pendant ce trèèès long mois, et que ça a empiété sur plein d'autres choses, vous tenez cette explication dont vous vous foutiez totalement.


La notion des retrouvailles après dix ans, selon Robert Baratheon. Tout en finesse !

Février : On y est !

Hé ben oui les amis, mine de rien, après avoir traité le passé, nous voici désormais arrivés au présent, et il faudra bel et bien aborder le futur... Je vais éviter de trop m'avancer en prévoyant des tas de projets, ça s'avère finalement plus contraignant qu'autre chose, et si en plus c'est pour ne pas en faire la moitié... D'autant que j'ai pas mal de choses à faire avant - et que je ferai, ça par contre c'est sûr, comme des chroniques sur les bouquins, entre autres... La seule chose un tant soit peu importante que je peux vraiment annoncer pour le moment, en fait, c'est une ré-organisation du blog (grosse refonte, ou petits arrangements de ci de là? on verra bien...) .... J'avais déjà commencer à y réfléchir et à m'en occuper un peu, mais il faudrait que je reprenne tout ça et que je m'y attelle sérieusement. Peut-être pour le second anniversaire, qui sait? 



Bon ben voilà, je vais m'arrêter là pour le moment, tout est dit je pense, de toute façon! Il ne me reste donc qu'à vous souhaiter plein de bonnes choses pour cette nouvelle année 2016, et en espérant vous voir bientôt à nouveau sur ces pages, enfin réveillées après un long sommeil!


Oh voyons David, je sais que tu es déçu de n'avoir pas eu droit à ton apparition 
dans le billet d'aujourd'hui, mais pas la peine de me faire ces yeux-là...