dimanche 16 mars 2014

Avis en pagaille: films, zombies, et Rock'n'roll

Entre deux machins à terminer, je profite d'un rapide passage sur les Internets en ce beau dimanche ensoleillé pour pondre un petit billet maison, au lieu de profiter du beau temps. J'ai en effet deux-trois trucs dont je voudrais parler, et si pour certains ça date de la semaine dernière, le temps m'a quand même beaucoup fait défaut. Du coup, je fais ça seulement maintenant, mais d'un autre point de vue, disons-nous qu'il vaut mieux que ce soit maintenant plutôt qu'après, tant que je ne croule pas encore trop sous la charge de jeux à finir. Aha. 
Mais passons ces formalités introductives d'usage - parce qu'on s'en fiche un peu en fait - et entrons dans le vif du sujet. 

Les avis express hautement indispensables d'Artalok:



 Resident Evil: Retribution, de Paul W.S. Anderson

En tant que bon gros fan de la saga "Resident Evil", j'ai bien évidemment fini par lorgner du côté des films, malgré leur mauvaise réputation. Passée la petite déception suite au premier volet, je me suis attelé - allez savoir pourquoi - aux suivants. Voilà pourquoi j'ai été finalement amené à regarder "Retribution" samedi dernier. Dieu que c'était nul! Je peux vous assurer que j'ai rarement vu un film aussi débile de toute ma vie, mais qui se prend en même temps autant au sérieux. Y avait pourtant matière à faire quelque chose de correct, et quelques trucs pas mal par-ci, par-là (trop rares, hélas!) mais on sombre rapidement dans une avalanche de trucs stupides et/ou incohérents, émaillés de scènes d'actions pas vraiment jouissives et de cosplay ratés. Nan, parce que je suis désolé, mais Barry, ben... C'est pas Barry quoi! (à savoir que quand j'écris "cosplay", ça inclut aussi bien le caractère du personnage que son costume) 
Ajoutons que la mise en scène, peu inspirée, passe son temps à radoter, que le Père Anderson recycle ses déplacements de caméra d'un plan à l'autre (sans doute à cause des limitations techniques de la console) en plus d'avoir oublié d'appuyer sur la touche "avance normale". Quant au... scénario... Vous savez, ces genres d'arènes dans les jeux vidéos, où vous vous retrouvez face aux boss que vous avez déjà affronté, mais en plusieurs exemlaires, et parfois dans des environnements que vous avez déjà traversé au cours du jeu? Ben le film, c'est ça. Oui, tout à fait. Je ne parlerais même pas* de la stupidité de Wesker, qui envoie cinq gars "en renfort" pour prendre d'assaut le QG d'Umbrella, bourré d'armes biologiques, de zombies et de clones armés jusqu'au dents - Wesker, qui, au passage, a survécu on ne sait comment à l'explosion de son hélicoptère. 
Mais une de mes plus grosses déceptions, c'est sans doute Michelle Rodriguez, ou plutôt son rôle dans ce film. Le retour de Michelle Rodriguez, c'était un peu  l'argument qui m'avait vraiment poussé à regarder "Retribution", après le taux incroyable de "mais non, les gars, c'est pas possible!" qu'avait réussi à atteindre "Afterlife". La déception en a été d'autant plus grande, vu que son double-rôle se révèle peu convaincant, malgré une entrée en scène qui envoyait du pâté. Le premier de ses deux personnages, dont au passage on ne sait rien du tout, devient rapidement assez effacé pour mourir stupidement d'un choc de la colonne vertébrale, (Michelle Rodriguez, hein! celle qui poutre du militaire avec "juste" un oeil en moins après avoir pris une balle dans le crâne! Vous voyez où je veux en venir?) quant au second, même s'il est plus badass, c'est en fait juste un méchant clone de seconde zone, un peu bête et plus du tout cynique. Là, je dis juste "non". 
Pour résumer,  trucs débiles, mise en scène abominable, Michelle Rodriguez qui sert à rien, une arène en guise de scénario, machins stupides, personnages mauvais voire vides, tension inexistante, bidules crétins, tant d'imbécilité m'énerve, et ce film aussi. En fait, collez-moi devant, je passerais mon temps à râler, chaque seconde, il y a un truc qui cloche.  
Non, vraiment, vous ne perdriez vraiment rien à ne pas voir ce film - moi j'ai déjà gâché une soirée dessus, vous, ne faites pas la même erreur. Parce qu'en plus des éléments cités au-dessus, non seulement il n'ajoute rien à la trame générale de la saga d'Anderson, mais il se paie en outre le luxe de foutre en l'air celle des deux opus précédents. 

Le ridicule ne tue pas, et heureusement (?) sinon je crois bien qu'un bon nombre de personnes auraient péri pour ce film. (Oui, c'est naze comme phrase de conclusion, mais j'assume, contrairement au Père Anderson.)


PS: je suis loin d'être toujours d'accord avec ce que dit Durendal, mais, pour une fois, je ne peux que l'approuver.




Alceste à bicyclette, de Philippe Le Guay
Après ce court pavé consacré à ce virus ambulant qu'est "RE: Retribution", un paragraphe beaucoup moins conséquent, et ce n'est pas plus mal.
Une - très - bonne surprise, donc, avec un Luchini et un Lambert Wilson en forme, pour un duo attachant qui fonctionne très bien. Beaucoup d'humour, un bel hommage au théâtre et plus particulièrement au "Misanthrope" de Molière - je vous laisse deviner qui est le "misanthrope" du film, ça ne devrait pas être bien compliqué. Pour information inutile, je l'ai vu avec un cousin** qui n'est pas trop versé dans le théâtre et n'a jamais lu une seule ligne de Molière, et il a lui aussi adoré tout en percevant l'hommage et les nombreuses références à cette pièce qui parsème le film. Nul besoin donc d'être familier avec les planches pour apprécier "Alceste à bicyclette", qui s'il n'est pas inoubliable, nous a fait assurément passer un très bon moment.

Et puis surtout, les deux acteurs correspondent parfaitement à leurs personnages. Notez même que, à défaut de citer Céline, Luchini y cite Jouvet.




The Blues Brothers, de John Landis
En voilà un film qu'il sent bon les années 70-80, une époque où tout le monde était cool, une époque où on avait pas peur de porter une chemise jaune à fleur avec un pantalon rose, où tout le monde dansait d'une idée commune dans la rue, n'importe comment mais sur du rock, une époque où les voitures n'explosaient pas encore avec force champignons atomiques, où les blacks n'étaient pas encore simplement des comic relieves, une époque où on avait des coupes invraisemblables, mais où on s'en foutait. "The Blues Brothers", c'est un peu ça et bien plus encore, appuyé sur une incontournable bande-son endiablée et un humour drôle (oui, tout à fait!) un poil absurde.

Le film se paie même le luxe de s'offrir la participation de Ray Charles, James Brown et Cab Calloway entre autres, avec en prime une apparition de Steven Spielberg himself! Si ça c'est pas du casting!

Juste pour raconter ma vie: je l'ai vu hier en VHS (parfaitement, hein!) histoire d'être bien dans l'ambiance -mais aussi parce que c'était tout ce que j'avais sous la main. Je vous conseillerais d'essayer de le voir en VO, parce, tout comme le film, la VF sent bon les années 80, et du coup les voix des deux "frères Blues" sont un poil "cartoonesques". Peut-être comme dans la VO, remarquez, je n'en sais fichtre rien, mais bon. Zut.





Resident Evil 3: Nemesis, de Capcom (et Eidos)
Un jeu vidéo cette fois, histoire de varier un peu. J'écrirai sans doute un article plus important dessus plus tard, mais je profite tout de même de l'avoir terminé durant l'après-midi pour glisser un mot dessus vite fait.
Ma pingrerie naturelle m'a longtemps fait hésiter à acheter "RE3" dans les boutiques d'occasion où je pouvais le trouver. Un jour, cependant, après une heure inefficace passée dans une de ces boutiques à chercher un titre qui me plaisait - et pas trop cher - j'ai fini par me rabattre sur ce titre, malgré les 25 euros qu'il coûtait. (ouaip... ça monte vite, l'occaze.) Voilà la pitite histoire entourant son entrée dans ma ludothèque.

Le IG Mag Hors-série qui me sert de Bible pour les "Resident Evil" (les jeux, hein, pas les films comme cette immondice qu'est "Retribution") évoquait un jeu plutôt adressé aux fans, je ne peux qu'approuver. Je ne vous le déconseillerais pas pour autant si vous n'en faites pas partie, mais vous risqueriez de ne pas appréciez ce titre à sa juste valeur. Me concernant, je l'ai beaucoup apprécié en tant que fan. C'est toujours un plaisir de parcourir les rues infestées de zombies de Raccoon City, et surtout de retrouver Jill! Jill, c'est juste un des mes personnages favoris dans la saga, avec Leon, Barry, Ada Wong juste derrière, ainsi que la petite famille Birkin. Pour les amoureux de la belle intrépide, c'est donc un peu un incontournable de la série.
Appuyé par des décors variés et détaillés (c'est même très joli), un gameplay un peu moins rigide que dans les opus précédents, de l'action, des rebondissements, et bien entendu le terrrrrible Nemesis*** (made in France!) vous comprendrez aisément que ce jeu s'est présenté comme un gros coup de coeur pour moi!




Voilà! J'achève ici ce billet, même si j'ai encore quelques trucs à ajouter, entre autres un petit mot sur le prochain film Saint Seiya, "Legend of Sanctuary", qui devrait apparaître sur les écrans (japonais, tout du moins) d'ici juin. Peut-être aussi quelques lignes sur mes récentes lectures, qui sait?

En tout cas, bonne soirée/nuit/journée, et vous savez que si vous êtes preneur, l'option "mauvais" est toujours disponible!
Allez, les enfants, grüttefrank à vous!


Nemesis, Alfred Rethel
La Nemesis originale, qui n'a quand même pas 
grand-chose à voir avec le gros mutant du même nom.

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*Du coup si, en fait, je l'ai fait.
**Une de ces très rares journées où j'accueille des gens chez moi. 
Rassurez-vous, en tant que cons solitaires, râleurs mais passionnés, on se comprend très bien tous les deux.
***En roulant les "r", s'il-vous-plaît.

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